Paris Normandie

Publié le mardi  2 octobre 2018
Mis à jour le lundi  3 décembre 2018

Année vingt-quatre

Paris – Normandie, le 11/10/2018

Contrairement aux idées reçues, Georges Perec n’est pas l’inventeur du jeu des souvenirs. Avant Je me souviens (1978), ce procédé a été introduit en littérature par l’Américain Joe Brainard en 1970.

Patrik Ourednik le reprend à son compte pour évoquer son enfance en Tchécoslovaquie de 1965 à 1989, de ses 8 ans jusqu’à la révolution de Velours et la chute du régime communiste. Des souvenirs pertinents et amusants, qui laissent voir en creux les ravages du totalitarisme dans le pays : « ]e me souviens avoir refusé de chanter l’hymne soviétique en cours de chant, et des problèmes qui s’en sont suivis. » Cette nouvelle édition est enrichie d’illustrations d’époque (articles de presse, publicités d’État, slogans) et de nombreuses notes. À travers ces anecdotes personnelles, le lecteur découvre l’histoire collective d’un pays et de ses habitants dont la liberté de pensée et d’expression a été étouffée durant des décennies.

S.P.


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